Cabinet Ambiorix — Embourg, Liège
Le glaucome est la première cause de cécité irréversible dans le monde. Il évolue le plus souvent sans aucun symptôme pendant des années : lorsque la vision baisse, le nerf optique est déjà endommagé. Détecté tôt, il se contrôle dans la grande majorité des cas.
Page rédigée et validée par le Pr. Nathalie Collignon, ophtalmologue, consultation spécialisée glaucome au CHU de Liège. Dernière mise à jour : 12 octobre 2026.
Le glaucome est une atteinte progressive du nerf optique, le câble qui transmet les images de l’œil au cerveau. Les fibres nerveuses se détruisent peu à peu et le champ de vision se rétrécit, en commençant par la périphérie.
Le principal facteur en cause est une pression intraoculaire trop élevée pour ce que le nerf optique peut supporter. L’œil produit en permanence un liquide, l’humeur aqueuse ; lorsque son évacuation se fait mal, la pression monte et comprime le nerf. Certains glaucomes surviennent toutefois avec une pression normale : la fragilité propre du nerf optique et la qualité de sa vascularisation jouent aussi un rôle.
Point essentiel : les lésions sont définitives. On ne récupère pas la vision perdue. Tout l’enjeu est donc de diagnostiquer la maladie avant qu’elle ne devienne gênante, puis de l’empêcher de progresser.
De loin la forme la plus fréquente. Totalement indolore et sans signe précoce. La vision centrale reste longtemps excellente, ce qui explique les diagnostics tardifs. Seul un examen ophtalmologique permet de le détecter.
Beaucoup plus rare mais urgent : œil rouge et très douloureux, vision brouillée, halos colorés autour des lumières, maux de tête, parfois nausées et vomissements. Il impose une prise en charge immédiate.
Devant un œil rouge et douloureux, une baisse brutale de la vue, des halos colorés ou des nausées associées à un mal de tête, rendez-vous sans attendre aux urgences ophtalmologiques : CHU de Liège — 04 323 57 22. Chaque heure compte pour sauver la vision.
Le dépistage est particulièrement recommandé si vous présentez un ou plusieurs de ces facteurs :
En pratique : un examen de dépistage dès 40 ans, puis environ tous les deux ans. Plus tôt et plus souvent en cas d’antécédents familiaux. Si un glaucome vous a été diagnostiqué, pensez à en informer vos proches : leur dépistage est fortement conseillé.
Le diagnostic ne repose jamais sur un seul chiffre. Il associe plusieurs examens complémentaires, tous indolores et non invasifs.
La tonométrie évalue la pression à l’intérieur de l’œil. Elle est interprétée en tenant compte de l’épaisseur de la cornée (pachymétrie).
L’observation du fond d’œil recherche l’excavation caractéristique de la papille et toute asymétrie entre les deux yeux.
Une imagerie de haute résolution qui mesure l’épaisseur des fibres nerveuses. Elle détecte une perte avant qu’elle ne soit visible au champ visuel.
La périmétrie cartographie la vision périphérique et quantifie le retentissement fonctionnel. Répétée, elle suit l’évolution.
L’examen de l’angle d’évacuation distingue un glaucome à angle ouvert d’un angle étroit : la prise en charge n’est pas la même.
Le glaucome se juge sur l’évolution. Les examens sont répétés à intervalles réguliers et comparés aux précédents.
Tous les traitements ont le même objectif : abaisser la pression intraoculaire jusqu’à un niveau que le nerf optique tolère, et l’y maintenir durablement. Ce chiffre n’est pas une fin en soi : ce qu’il protège, c’est la vision du patient et sa qualité de vie, tout au long du suivi. Abaisser la pression reste aujourd’hui le seul moyen démontré de ralentir, voire de stopper, l’évolution du glaucome.
Le traitement de première intention dans la plupart des cas. Une à plusieurs instillations par jour, parfois en association. Leur efficacité dépend entièrement de la régularité : un collyre oublié est une pression qui remonte. En cas d’irritation, de rougeur ou de difficulté à instiller, parlez-en : il existe presque toujours une alternative, notamment des formules sans conservateur.
La trabéculoplastie sélective améliore l’évacuation naturelle de l’humeur aqueuse. Réalisée en consultation, en quelques minutes, sans hospitalisation. Elle peut remplacer ou compléter les collyres, et son effet peut être renouvelé. Dans les angles étroits, une iridotomie au laser prévient la crise aiguë.
Proposée lorsque la pression reste insuffisamment contrôlée ou que la maladie continue d’évoluer malgré le traitement. Elle crée une nouvelle voie d’évacuation : chirurgie filtrante classique ou techniques mini-invasives (MIGS), choisies selon le stade et le profil de chaque patient.
À retenir : un glaucome bien suivi et bien traité permet, dans l’immense majorité des cas, de conserver une vision utile toute sa vie. Le risque ne vient presque jamais du traitement : il vient du retard au diagnostic et de l’arrêt du suivi.
Dans sa forme la plus fréquente, le glaucome chronique à angle ouvert est totalement indolore. C’est précisément ce qui le rend dangereux : la maladie évolue sans aucun signe pendant des années. Seule la forme aiguë, beaucoup plus rare, provoque une douleur intense et constitue une urgence.
Un examen de dépistage est recommandé dès 40 ans, puis tous les deux ans environ. En cas d’antécédents familiaux de glaucome, de myopie forte ou de diabète, le dépistage doit commencer plus tôt et être répété plus souvent.
Les antécédents familiaux constituent l’un des principaux facteurs de risque. Avoir un parent, un frère ou une sœur atteint de glaucome augmente nettement le risque d’en développer un. Un dépistage des proches est donc vivement conseillé.
Non. Les fibres du nerf optique déjà détruites ne se régénèrent pas. En revanche, un traitement bien conduit permet dans la grande majorité des cas de stopper ou de ralentir fortement l’évolution et de préserver la vision restante. D’où l’importance d’un diagnostic précoce.
Le glaucome est une maladie chronique : le traitement et la surveillance sont poursuivis au long cours. Les contrôles permettent d’adapter le traitement et de vérifier que la maladie reste stable.
Non. La mesure de la pression oculaire, l’examen du nerf optique, l’OCT et le champ visuel sont indolores et non invasifs. Une goutte de collyre anesthésiant est parfois utilisée.
Dans la grande majorité des cas, oui. La conduite n’est remise en question que lorsque l’atteinte du champ visuel devient importante. Cette évaluation se fait au cas par cas, sur la base du champ visuel.
Consultation spécialisée au Cabinet Ambiorix, 12 Allée Ambiorix à Embourg.
Confirmation immédiate par email.
Cette page a une vocation d’information générale et ne remplace pas une consultation médicale.
©2026 Cabinet Ambiorix — Pr. Nathalie Collignon · 12 Allée Ambiorix, 4053 Embourg